PROGRAMME


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  • Genève multiple : cycle de conférences

     

    Pavillon SICLI, petit dôme Samedi 1er septembre de 17h00 à 20h00 Pavillon SICLI, route des Acacias 45, 1227 Les Acacias
    libre

     

     

    L’histoire genevoise est marquée par la lancinante question de l’accueil. De la terre d’asile pour les réformés européens au 16e siècle à la zone internationale et ses constructions emblématiques du 20e siècle, tout en questionnant l’exhaussement de la ville, ces conférences apportent un regard critique sur l’esprit cosmopolite de Genève.

    17h00 - Genève ou les ambiguïtés d'une ville cosmopolite (16e-19e siècles) - Corinne Walker, historienne.
    Devenue protestante au 16e siècle, Genève s’affirme comme une terre d’asile pour les réformés européens et comme un passage obligé pour les jeunes nobles protestants qui fréquentent son Académie. Si ces apports démographiques ont joué un rôle déterminant dans le développement économique et culturel de la ville, ils ont aussi déclenché des réactions aux accents parfois xénophobes. Entre esprit cosmopolite et repli sur soi, l’histoire genevoise est marquée par la lancinante question d’accueillir et d’imiter sans se perdre.

    18h00 - La ville superposée: les surélévations à Genève (16e-21e siècles) - David Ripoll, historien de l'art à l’Inventaire des monuments d’art et d’histoire, office du patrimoine et des sites, DT.
    Les villes ont leurs frontières, en étendue comme en hauteur. À Genève, les surélévations anciennes passent pour être nées d’un élan solidaire, prompt à multiplier les étages pour y loger des familles persécutées. En réalité, l’exhaussement de la ville n’a pas attendu la Réforme pour commencer et s’est poursuivi de façon continue jusqu’à aujourd’hui. Fixer son attention sur ces locaux d’altitude : rien de tel pour saisir les frontières entre le neuf et l’ancien, l’écart entre les couches, la continuité et la rupture. En bref : un rapport à l’Histoire.

    19h00 - Les immeubles des Organisations internationales à Genève : un patrimoine d'exception - Giulia Marino, architecte et chercheuse, TSAM, EPFL.
    Le concours pour l’OMS, en 1960, inaugure une saison de réalisations remarquables dans la « zone internationale ». L’enjeu de représentation est de taille : par une modernité architecturale sans compromis, il s’agit de véhiculer l’image du renouveau de l’ONU et de ses institutions spécialisées. L’OMS, le BIT, l’UIT et bien d’autres, sont à considérer comme un jalon essentiel de la production du 20e siècle. Cette concentration impressionnante d’œuvres emblématiques place Genève au centre du débat sur l’architecture contemporaine à l’échelle planétaire.

    Photographie: © Bibliothèque de Genève, collection cartes postales

    Accès 
    TPG tram 15 jusqu'à l'arrêt «Pictet-Thellusson»