JOURNEES EUROPEENNES DU PATRIMOINE
Verticalité - Le 12 et 13 septembre 2020

PROGRAMME


  • 07
  • Sorties sur la Neptune [ANNULEES], visites commentées maintenues depuis la Rotonde du Mont-Blanc

     

    samedi 12 septembre à 9h30 Genève, Rotonde du Mont-Blanc, quai du Mont-Blanc 10
    inscriptions closes

     

    samedi 12 septembre à 11h30 Genève, Rotonde du Mont-Blanc, quai du Mont-Blanc 10
    complet

     

    dimanche 13 septembre à 9h30 Genève, Rotonde du Mont-Blanc, quai du Mont-Blanc 10
    complet

     

    dimanche 13 septembre à 11h30 Genève, Rotonde du Mont-Blanc, quai du Mont-Blanc 10
    complet

     

     

    Pourquoi n’a-t-on pas construit en hauteur ?
    samedi et dimanche à 9h30 et 11h30
    Après la Réforme, la cité est restée pendant trois siècles, enfermée dans ses murs, avec des maisons montant jusqu’à 6 ou 7 étages. Son épannelage arrondi, jusqu’à 28 m au-dessus du lac était ponctué par des émergences gothiques : la masse de la cathédrale, les clochers des églises et quelques tours de défense depuis longtemps caduques.
    A l’ère touristique, le nettoyage des rives et leur urbanisation néoclassique avec fronts de quais homogènes, ont régularisé et harmonisé l’image d’une cité presque horizontale, dominée par la cathédrale sur son horizon alpin. Ce capital n’a pas été galvaudé par la révolution industrielle, quand bien même la mise au point des ascenseurs n’empêchait plus de construire en hauteur. L’épannelage traditionnel de la ville, ses vues par-delà la rade, sont demeurés une exigence jusqu’à nos jours.
    Avec l’injonction récente de préserver la zone agricole, de « construire la ville en ville », donc de densifier et surélever la ville historique, cette tradition semblait pourtant condamnée. Mais la loi sur les surélévations de 2006 a été amendée : la Vieille Ville et le secteur sud des anciennes fortifications en ont été exclus et le plan de site de la rade a été remanié pour empêcher la surélévation des immeubles des années 1960 au-delà du gabarit homogène régnant sur les quais.
    Hélas, dans les hauts des Eaux-Vives et de Frontenex, les constructions finiront par « manger », des Pâquis, la vue sur le Mont-Blanc qu’on croyait, depuis Hodler, immortelle.
    Visites guidées par Erica Deuber Ziegler, historienne de l’art
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    A voir également : exposition et visite commentée à propos du phare des Pâquis au Musée d'histoire des sciences (visite n° 8)

    Crédit photo : Catherine Fleury

    Infos
    Places limitées sur inscription du 1er au 11 septembre

    handicapé